08-07 : RICHIE HAVENS à VIENNE... Mince, on arrive encore en retard et on va rater Zenzila… Dans les jardins en dessous du théâtre antique, on croise un plutôt frêle barbichu John Butler qui promène sa petite fille (on suppose). Ca va faire près de 40 ans qu'on n'avait pas revu la grande silhouette de Richie Havens sur scène (on devrait pas donner des chiffres qui nous font forcément passer pour un vieux schnock !). Généralement, nos goûts ne changent guère : ce qu'on n'aimait pas jadis on ne l'encaisse pas davantage au XXIe siècle, et réciproquement ce qui nous plaisait bien, etc… Eh bien pour une fois, on préfère aujourd'hui… Car, osons l'avouer, il nous rasait un peu jadis Richie Havens avec ses interminables prestations en solo. Mais avec ce délicat guitariste qui distille quelques notes électriques en contrepoint, on apprécie bien mieux sa musique à présent (ou peut-être aurions-nous quelque peu mûri ?!?). Voix splendide, et toujours cette même façon de battre sa guitare accordée en open-tuning et qu'il barre le plus souvent avec le pouce par dessus le manche. Parmi les titres les plus enlevés, un remarquable "Maggie's Farm" (Dylan) qui dérape de façon inattendue vers "Won't get fooled again"! (Richie a dû croiser les Who plus d'une fois : eux et lui étaient un peu des piliers des festivals britanniques vers 69/70 !). Une violoncelliste arrive ensuite dont l'instrument enrobera splendidement les derniers morceaux (Motherless Child…). Gros succès, face à ce public très jeune. Puis pendant le set de John Butler, celui-ci invitera Richie Havens sur un très beau "Get up Stand up" (Marley), où leurs deux voix feront merveille. Avec l'excellent concours d'un organiste, plus intéressant en 4e membre du trio de Butler que lors de sa prestation préalable avec sa frangine Mama Kin.
08-07 : BUDDY GUY à VIENNE... Une "légende vivante", à Vienne pour la n-ième fois, et c'est certes toujours un plaisir, mais qui serait bien plus intense si notre Buddy faisait un peu moins le showman (voire carrément le clown) et un peu plus le musicien… Un peu de sérieux, quoi ! Mais en festival d'été, que voulez-vous… Ah, il va faire un morceau de son ami Clapton, le génial Strange Brew (certes légèrement inspiré par Albert King…), mais au bout de deux couplets, il passe déjà à autre chose… Voodoo Chile pendant qu'on y est, ça pourrait être bien si c'était davantage que du teasing. Mais il y aura peu de morceaux joués intégralement ce soir, ce sont juste les bandes-annonces ! Et on revient à Cream avec le riff plus que millésimé de Sunshine of your Love ! Décidément, l'excellent "Disraeli Gears" l'avait marqué lui aussi… On s'en doutait pas vraiment à l'époque, à le voir sobrement en scène derrière Junior Wells, tous deux cintrés dans leurs costumes impeccables… Aujourd'hui Buddy est en survêt', avec des tennis dépareillés et la casquette à l'envers ! Ca n'est —heureusement— pas ça qui nous gêne le plus, mais un peu de sérieux dans sa musique, pour ne pas gaspiller son immense talent, ça nous ferait drôlement plaisir… D'autant plus qu'on n'a pas les moyens d'aller le voir dans son club à Chicago.
08-07 : CAT POWER à FOURVIERE ... Du Pezner aux Nuits de Fourvière, tout finit par arriver !? Cat Power était ce 3-7-08 en scène au théâtre antique avec son groupe Dirty Delta Blues… une appellation plus ou moins contrôlée, mais c'est bien dans une sorte de blues-soul-folk que Chan Marshall s'exprime. Sauf qu'elle n'emploie aucune des grosses ficelles habituelles qui pourraient soulever si facilement les foules. Ce soir personne ne bouge ou presque, bien que certains passages s'avèrent particulièrement torrides. Satisfaction en version très camouflée… Réserve et retenue. On est surtout subjugué par cette voix aux profondeurs insoupçonnées. Et un peu étonné de constater que notre Catwoman préférée semble tout compte fait plutôt à l'aise sur cette grande scène, qu'elle arpente de long en large, très gracieuse et très gauche à la fois. Panne de courant sur les instruments de ses musiciens, mais elle va continuer en chantant sur un vague enregistrement en fond sonore… New York encore et toujours… Le plein air n'est sans doute pas ce qui convient le mieux aux prestations de Cat Power, mais elle s'en sort fort honorablement, même si ça n'est pas exactement un triomphe populaire, le contraire aurait étonné.
08-06 : NEILYOUNG à la HALLE ... On retrouve un Neil Young plus vraiment jeune pour le coup, mais le vieux lion va nous montrer comment il sait encore rugir ! Très en forme apparemment, toujours sautant, ondulant, s'arc-boutant sur sa guitare… Le quartet de base est augmenté au gré des chansons d'un ou une pianiste (souvent la "lovely wife" blonde de Neil), ou organiste, guitariste supplémentaire, etc. Bon son, bonne musique. Et ces grandes chansons comme Hey hey my my, The Needle… ou Old Man. Mais notre préférence va peut-être plutôt (notez qu'on n'est pas du tout spécialiste, à l'inverse de notre savant confrère du Petit Bulletin qui a concocté une excellente page dans son n°491) … notre préférence allant donc peut-être aux passages les plus calmes, les plus country, vers le milieu du concert… Bonne idée aussi ces "tableaux du maître" pour illustrer ses chansons, et qu'un roadie vient changer sur un chevalet disposé à droite de la scène, auprès d'un totem indien ! Mais après un certain faux pas où il se retrouve malencontreusement trop près du plancher, l'humeur de notre vieux loner semble avoir quelque peu (mal) tournée… Ca se lit même dans le regard inquiet de son assistant ! (certes, on n'en est pas au point d'un Père Ubu acariâtre qu'on a vu fustiger ses musiciens sur scène, mais quand même…). Et il se lance alors dans d'interminables solos de guitare au psychédélisme quelque peu pesant à la longue. Heureusement, il reviendra pour un plus sobre, très beau et inattendu "A Day in the Life" en rappel.
08-06 : MONOFOCUS aux INVITES... Merci aux Invites 2008 qui nous auront permis de découvrir Monofocus !! (puisqu'on n'était pas à Bourges). Sur leur MySpace, les trois Monofocus s'auto-étiquètent "ELECTRO BLUES FORAIN"… et ça résume plutôt bien leur truc. "One man band à trois têtes" est une formule qui leur va bien aussi. L'un est aux claviers (et c'est parfois un accordéon), l'autre à la guitare (et c'est parfois un banjo ou autre instrument à cordes) et actionne en même temps de son pied une grosse caisse, tandis que le troisième joue de la basse ou bien souffle dans un énorme tuba qui produit également des basses… Leur musique est quand même largement basée sur le blues (ça doit être pour ça qu'on l'aime…) et ses riffs séminaux (même si les fins lettrés-branchés préfèrent voir les liens avec des musiques de l'Est, qui colorent parfois certains passages…). Tout ça avec beaucoup d'inventivité, de talent, d'humour (souvent à froid), de délire, et tout et tout. On vous laisse découvrir ce petit clip
08-05 : HEAVY TRASH AUX NUITS SONORES... Une nouvelle fois, les Nuits Sonores ont offert une opportunité unique aux amateurs… de rock'n'roll ! Après défection l'an passé, Heavy Trash était finalement dans la place (cette ancienne usine d'ampoules électriques à Vaise) en ce 9 Mai 2008, faisant débouler sa formidable musique bondissante et hoquetante devant un parterrre de plus en plus ravi et exhultant au fil des minutes… Concert brûlant qui nous en rappelait vivement un autre, presque 12 ans auparavant, au CCO (même genre de hangar d'ailleurs…). Jon Spencer était alors avec un Blues Explosion effectivement hautement explosif, dans un esprit plus blues donc (mais en version très garage !), et avec RL Burnside en ouverture (RIP…). Mais toujours cette même très grande classe du personnage, un vrai maître (sorte de condensé moderne de JL Lewis + Presley -jeunes !- + Cochran) pour redonner âme et folie à ces musiques qui ont trop souvent perdu leur sauvagerie originelle. Un Jon Spencer aujourd'hui bien plus pro, moins chien fou bien sûr (qu'en 1996), et superbement secondé par la guitare de Matt Verta-Ray et le reste du groupe (avec un guitariste invité). Bref, encore un concert qui nous laissera un grand souvenir, et on en remercie les Nuits Sonores et particulièrement Violaine, la co-programmatrice qui s'est évertué à faire que cet événement ait bien lieu ! La même soirée, même s'il était agréable de retrouver certaines grandes chansons, on a quand même trouvé Mary Weiss plutôt pathétique, et pour respirer un peu de fraîcheur vocale féminine au parfum des 60's, on a sans doute préféré les filles d'Electrocute le lendemain ! PS: Il paraît que le Jon Spencer Blues Explosion serait à Rock en Seine 2008…
08-02 : BABYSHAMBLES AU TRANSBO... Après un report en Janvier, ils sont finalement bien là sur la scène du Transbordeur en ce 5 Février 2008 vers 21 heures. Après une entrée sur La Marseillaise par... Mireille Mathieu, ils balancent d'emblée leur "tube" Delivery ! La salle exhulte... Pete Doherty reçoit par la voie des airs un bout de tissu rouge élastique qui s'avère être un string, et qui après quelques manipulations finira accroché à son pied de micro. Plutôt espiègle et virevoltant, Peter semble en forme, et avec son facétieux guitariste Mik Whitnall, c'est à qui allumera le plus de clopes. Dans la salle, beaucoup fulminent de ne plus avoir le droit le droit de fumer... Les deux autres (Drew et Adam) assurent sobrement mais efficacement à tout égard... Comme d'hab' sans doute, Peter est légèrement approximatif dans sa voix comme dans ses arpèges. Mais en fin de compte, n'est-ce pas plus sympathique qu'un set complètement formaté et trop "parfait". Là au moins, la musique respire, même si elle est parfois un peu bancale, et si certains morceaux semblent moins passionnants... Et pour du rock'n'roll plus tendu, plus intense, on attendra le concert du 16 Mars prochain avec sur cette même scène The Gossip, The Kills, etc !
07-06 : PLASTISCINES OR NOT ?... Mieux vaut tard que jamais : on prend la plume un mois après pour dire combien on avait apprécié les Plastiscines en scène au festival Reflex... On nous avait pourtant bien dit et répété (des gens qui s'occupent de certains groupes régionaux, donc pas tant les groupes eux-mêmes, mais plutôt leurs managers...) "C'est nul, elles ne tiennent pas la scène, elles ne savent pas jouer...", mais on voulait bien sûr voir par nous-mêmes... Et on a été séduit... Pas seulement par leur "beauté", mais bien davantage par une fraicheur, par la légèreté et l'intelligence de leur rock'n'roll. Oui, la légèreté ça peut parfois être une qualité rock, ce qui ne veut pas dire qu'on abhorre forcément ce qui est hard ou heavy. On pourrait presque dire que (s'agissant du rock féminin dans ce pays) les Plastiscines reprennent les choses là où les avaient laissées les Calamités de jadis ! Certes, elles ont évidemment bénéficié d'un certain favoritisme parisianiste (qui ne date pas d'aujourd'hui dans le rock français), mais bon... tant mieux pour elles ! Et en l'occurence, les jalousies suscitées nous paraissent du coup beaucoup plus nauséabondes. Non les Plastiscines ne sont pas un groupe quelconque monté de toutes pièces par le buzz. Elles ont un vrai truc ensemble, des chansons bien tournées (même si Loser n'est pas notre préférée d'ailleurs), elles savent jouer et tenir la scène, et leur chanteuse Katty révèle carrément une vraie grâce scénique, aussi bien dans sa façon de chanter (inspirée notamment par les fabuleux B.52s, avec tous ces petits cris... mmm, délicieux), que dans sa façon de bouger... Aaah, et cette version de "These boots..."... Calmons-nous : Longue vie aux Plastiscines ! www.myspace.com/plastiscine
06-11/12 : De BIJOU à TOOL... Plaisir de retrouver finalement (au Kao le 29-11) un vrai BIJOU, même si c'est forcément (et irrémédiablement) en version "svp", càd sans Vincent Palmer. Philippe Dauga a su cette fois reconstituer un trio fidèle à l'esprit original : ses deux nouveaux acolytes sont à la hauteur de l'urgence rock'n'roll façon Bijou : riffs incisifs et solos précis chez Patrice Llabéria, rythme implacable mais souple avec Franck Ballier. Plaisir de retrouver toutes ces "petites" chansons pêchues qui se sont plutôt bonifiées avec l'âge (les paroles de Jean-William Thoury avaient du cran) et auxquelles quelques nouvelles se mêlent fort bien. Plaisir de retrouver la voix de Dauga aussi, devenue carrément vintage !! Et toujours ce parti-pris indéfectible du rock en français bien sûr : quand il annonce "on va vous faire un Bo Diddley", ça veut dire le titre "J'aime pas" (qu'on se foute de moi), et quand il dit "voici un Gene Vincent", c'est "Il revient..."...L'air de nos souvenirs ! Intact ou presque, et tous ceux présents au Kao étaient vraiment heureux ce soir-là, même ceux qui n'avaient pas connu la fameuse époque.
Dix jours après, c'était cette fois le retour de Trust. On change d'échelle : la Halle (version 7000 ?) est plutôt compacte. Mais pour nous, 25 ans après, rien n'a changé et on a toujours du mal à encaisser ce hard rock tellement pataud avec un Bernie qui n'a toujours pas appris à chanter et qui débite du slogan plus qu'une réelle pensée... Pour faire plus moderne, on a rajouté un DJ, qui, perché derrière le batteur, rajoute des scratches ici ou là, ce qui ne plaît d'ailleurs pas à tout le monde !... Bref.
Le plumitif d'un bulletin lyonnais réputé branché avait trouvé moyen de mettre dans le même sac (métalleux) Trust et Tool !!! C'est faire bien peu de cas de TOOL, ce groupe américain en marge depuis toujours, et qui serait peut-être davantage à rapprocher d'un Mogwai (ceux-ci plaisent aux bobos par contre) du moins pour son aspect "sculpture du son". Mais en plus, Tool possède un chanteur extraordinaire en la personne de l'étrange Maynard James Keenan. On a de la chance, à Lyon il ne portait pas son masque à gaz (remis à Paris quelques jours plus tard) destiné à le protéger des fumées des européens ! Visuellement aussi, le spectacle était grandiose, avec vidéos, lumières et lasers artistiquement liés à la musique, et qui remplissaient pour une fois tout l'espace de la Halle. Mais bien peu de monde à Lyon pour apprécier tout ça, et c'est bien dommage...
0607- FOURVIÈRE & VIENNE 2006...Ouch, on pourrait peut-être essayer d'écrire qq notes sur nos concerts de juillet dans les théâtres antiques, car à présent que la canicule est (bien) passée, on n'a même plus cette excuse... Euh, Robert Plant à Fourvière (1-7), c'était "drôlement bien" déjà (si c'est pas de la critique, ça)... très brillant ! Hein, on a oublié Sting ? C'est que c'est toujours pas trop notre tasse de thé le Sting, même s'il y avait de bons moments quand même en quatuor rock,. Est-ce que ça valait le coup de se faire tremper jusqu'aux os pour ça ? (je vous entends crier au sacrilège...). Ensuite il faut parler de Bettye LaVette à Vienne (6-7) : un grand choc : on l'avait espéré... et c'est arrivé. Une grande dame portant fièrement (sveltement et félinement) ses 60 ans. Avec une grande voix, assez comparable à celle de Tina T., sa consoeur qui a mieux rencontré la gloire ! On pense parfois à un genre d'Otis Redding au féminin... Le répertoire parcourt toute sa carrière, depuis son 1er album chez Motown (elle est de Detroit) avec une place importante accordée aux romances ("Une chanson de Paul Simon... mais je la chante beaucoup mieux que lui"). Mais nous on la préfère nettement dans les morceaux qui bougent bien, où elle est une vraie "killeuse", et où son groupe pourtant discret excelle aussi. Total respect donc, et à présent on espère vraiment la revoir ! Il y eu bien sûr d'autres très bons moments à Vienne, les Neville par exemple (le 9-7), et l'autre soirée New Orleans (et finale le 13) avec les tous excellents Eddie Bo, Willy DeVille (bonne formule pour lui que le trio) et Dr. John... Dans un autre genre John Zorn aussi bien sûr, mais on l'avait davantage apprécié il y a 3 ans je crois. Et il paraît que Carla Bley fut remarquable... Marcus Miller ? Oui, bien sûr, mais c'est un peu comme Sting, si vous voyez : plutôt prévisible et ça manque de...
Et puis, après le jazz (& co) il y avait les Who à Vienne le 17. Pour être honnête, on n'en attendait pas grand chose, mais on s'était quand même laissé persuader de choisir leur concert plutôt que celui des Strokes (paraît qu'ils furent très bien cependant à Fourvière). Bien nous en prit, car ce fut tout simplement génial. On a vu les Who 6 fois depuis 66, mais cette fois-là n'avait rien à envier aux précédentes, bien au contraire. Malgré leurs looks improbables et plutôt ringardos de vrais working-class heros (c'est pas les Stones qu'on verrait en bermudas...), Townshend et Daltrey eurent tôt fait de nous convaincre qu'on n'était pas là à un concert d'anciens combattants, mais qu'ils pouvaient encore faire vivre et faire vibrer leur musique, et comment ! Townshend surtout fit littéralement décoller le théâtre antique par de formidables solos, qui n'avaient rien d'antique eux, tout à fait "modernes". On vous laisse voir un compte-rendu plus précis si vous le souhaitez... [PS, Octobre 06 : Les WHO sortent leur 1er album studio depuis.. 24 ans, "Endless Wire", et en édition spéciale celui-ci est accompagné d'un "Live in Lyon" (qui est le Live à Vienne en fait..). Donc eux-mêmes ont bien trouvé ce concert remarquable !]
...Pour la 2e soirée de ces Côtes du Rock, Massive Attack fut très moyennement convaincant par contre (mais le grand public était content, alors...). Présence d'Elizabeth Frazer appréciée certes, mais on aurait préféré l'entendre dans un autre contexte... Rayon chanteuse, on a aussi beaucoup aimé Natacha Atlas, ses vocalises et son groupe orientals (Fourvière le 22)... A "Lyon rugit la Nuit" (le 29), ce sont Siméo et RedBong qui tirèrent le mieux leur épingle du jeu il nous semble. Dionysos (le 31-7 à Fourvière) fut bien sûr dément. Avec grande sympathie du public comme pour la Grande Sophie en ouverture. C'était notre petit bilan perso pour la zik live de ce mois de Juillet 2006 sur ces pierres romaines alors encore chaudes du soleil de la journée.. SD
NB: CD et DVD du concert des WHO disponibles en passant par ici : www.themusic.com/...
0605- NUITS SONORES 2006. C'est la soirée du Vendredi 26-5 qui nous a emballé, forcément... Bush Tetras plutôt pas mal déjà, rock "new wave" new yorkais, mieux vaut tard que jamais pour y goûter ! (une compile d'elles sortie récemment s'appelle Boom in the Night). Et folk sur l'autre scène (la 2e, numérotée 3...) avec Herman Düne montrant son savoir-faire riche de belles nuances : tout à fait aux antipodes de l'électro mais qu'à cela ne tienne, ce festival a l'esprit large au moins... Mais le plus percutant était à venir avec ESG, ce groupe de black sisters new yorkaises. Une musique en coup de poing qui flirte bien cette fois avec des aspects techno, tant basse et batterie cognent de façon phénoménale ! Les quatre soeurs (sur cinq) ne se ressemblent pas vraiment. Autant la chanteuse a un physique un peu sec et ingrat, autant sa frangine guitariste déborde de chair pulpeuse dans son affriolant habit rouge. Et elle agite tout ce sympathique embonpoint ingénument et généreusement en reflétant bien toute la frénésie de leur musique. Mais ce n'est pas tout : ses parties de guitare (utilisée juste dans certains morceaux) sont proprement sidérantes de minimalisme rock'n'roll. Certes, on connaît d'exceptionnels solo de piano sur une ou deux notes, mais là notre sister se permet de jouer tout un morceau pratiquement SUR UNE SEULE NOTE, et la bonne, ça va sans dire. Et non ça n'est pas du tout de l'indigence musicale, ça tiendrait presque du génie au contraire ! Bref, elle éclipse un peu les autres pourtant toutes excellentes, notamment la batteuse, au jeu fantastique aussi. Re-bref, il fallait avoir vu ESG, et merci aux Nuits So de nous en avoir donné l'opportunité. En retournant à l'autre scène et après une courte adaptation au changement de climat, on découvre une autre manière d'être torride et rock (et moderne) avec Panico, un groupe franco-chilien qui groove d'enfer. Dommage qu'on n'ait vu que la fin... Et puis il y eut Alan Vega ensuite sur la 1ère scène. En formule "à la Suicide" avec juste une claviste/ bidouilleuse pour orchestrer derrière lui, pour un set très indus, hypnotique, répétitif et très sombre. Plus la moindre trace du rockabilly hoquetant de jadis, si ce n'est un petit bout d'enregistrement passé vers le milieu du set, en clin d'oeil, juste pour rire... (Il fallait bien ça).
Sinon, le concert spécial du lendemain 27 au Kao était vraiment très spécial en effet. De la musique plutôt bonne, mais dans de drôles de circonstances, pas vraiment propices à l'extase... Voici les 5 de Clinic, attitude très froide avec leurs blouses de chirurgien et leurs masques, ils doivent pourtant étouffer avec ce temps lourd... Mais il n'y a que le chanteur qui a droit à un masque fendu... Les autres font parfois des choeurs... à travers la gaze. Bizarre quand même... Quant à Pere Ubu... David Thomas ressemble à présent à un vieux paysan américain, avec sa bedaine et ses bretelles. De sa poche arrière, il tire régulièrement une flasque de whisky (on suppose) pour s'humecter le gosier. Avec ça et la chaleur, ses crises d'agressivité deviennent de plus en plus fréquentes... Contre ses musiciens, qu'il va parfois secouer et qui n'en mènent vraiment pas large, ou contre la lumière insuffisante, les retours mal disposés, etc. Ensuite il reprend presque comme si de rien n'était sa voix de tête pour continuer le morceau, à moins qu'il ne s'écroule sur sa chaise comme s'il allait s'endormir tout congestionné. Tristes et contractés, ses musiciens s'appliquent de leur mieux pour ne pas se faire engueuler encore après... Et nous, la musique, dans ces conditions, on a du mal à l'apprécier...
0603- Le 1er REFLEX ROCK Festival du Ninkasi a bien tenu ses promesses en nous présentant d'excellents éléments du rock actuel. Nous retiendrons notamment (mais on n'a pas tout vu) des deux dernières soirées : Les HushPuppies, étonnant groupe français qui maîtrise superbement un rock garage dévastateur, mais peut aussi faire se pâmer les groupies (parce qu'en plus ils sont beaux et avec charisme, ce qui est devenu plutôt rare dans le rock... de ces dernières décennies !!) avec de suaves mélodies. www.hushpuppiestheband.com/ Et puis Queen Adreena, avec la stupéfiante Katie Jane Garside, qui met magnifiquement sa folie en scène. Aussi allumée qu'allumeuse et superbe chanteuse (avec cette prestation scénique, elle rejoint Nina C Alice de Skew Siskin au "panthéon de nos hurleuses préférées"! C'est un vrai don de soi...). Et le groupe est l'écrin qu'il lui faut, avec son guitariste Crispin Grey apparemment non moins givré, et un batteur carrément forcené ! (la nouvelle bassiste restant pour sa part fort discrète). www.queenadreena.com/ / www.adreena.fr / www.katiejanegarside.com/
0601- WILSON PICKETT : Décès de ce grand patron de la soul, auquel Robert Lapassade n'a bien sûr pas manqué de rendre hommage sur Fréquence Jazz ! On l'avait raté en Septembre 69 au Palais d'Hiver (photos de Mario dans le livre sur le Palais paru en 2000, p°90). mais on avait pu le voir en Juillet 95 dans un parc de Villeurbanne (c'était encore les Eclanovas). Avec un excellent groupe, son set était encore puissant et efficace (même s'il laissait de temps en temps un morceau à son orchestre pour sortir un peu de scène). In the Midnight Hour, Mustang Sally ou Land of 1000 Dances étaient bien au programme, et on avait été un peu surpris de le voir jouer d'un petit harmonica pour un titre plus blues ! L'article-hommage du Monde est plutôt bien : www.lemonde.fr/... Sur notre site, une photo inattendue de W Pickett (jeune) à dénicher au bas de cette page !... steviedixon.free.fr/Rockalyon/Chico.html
0601- MIDEM 2006 : Le stand de la région Rhône-Alpes sera encore en bonne place (la même que l'an passé d'ailleurs) au Midem de Cannes (22 au 26 Janvier 06). La région permet ainsi à nos producteurs de profiter de cet événement pour un coût modique. Elle continue ainsi son "dispositif d'aide à la filière phonographique" (325.OOO ¥ en 2005) dont bénéficient déjà 35 structures professionnelles du disque en Rhône-Alpes. Outre le lien ci-dessus sur le site du conseil régional, vous devez pouvoir trouver des renseignements utiles sur le site de l'AMDRA.fr (c'est l'agence qui s'occupe de ce dossier pour la Région).
0507- LES ROIS JOUENT (ASSIS) ET GAGNENT : 2 rois en 2 jours !! Celui de la soul à Fourvière le 5-7, le Roi Salomon : Solomon Burke, puis celui du blues à Vienne le 6, BB King en personne. Les deux sont devenus tellement corpulents qu'ils sont désormais obligés de jouer assis. Carrément dans un trône monumental roulé sur la scène pour le 1er, et sur une chaise plus ordinaire pour le second qui peut quand même encore se déplacer... Mais cela n'altère en rien leur grande virtuosité et leur aisance stupéfiante... Vocales chez Solomon, qui peut vous faire aussi bien Otis Redding qu'un pot-pourri rock'n'roll des chansons de Little Richard (il semble privilégier tout ça à ses propres chansons, pourtant réputées). Et instrumentales surtout bien sûr chez BB King, qui fait toujours chanter sa Lucille (sa guitare) avec autant de vigueur et de talent. Et puis il y a tout le cinéma lié à leur statut de rois : Solomon et son valet de fils qui distribuent des roses rouges pendant tout le set, tandis que ce n'est qu'à la fin que BB accordera aux premiers rangs des poignées de médiators et des chaînettes dorées !! Mais on retient surtout une grande générosité jointe à leur talent, chez l'un comme chez l'autre. De bons monarques, en somme. Et le public, de Fourvière ou de Vienne, y est très sensible et leur fait bien sûr un triomphe.
0505- THE KILLS au Transbo : Des riffs et des spasmes. Deux ans après les White Stripes à Lyon, voici enfin le groupe qui leur est le plus comparable : The Kills (couple, esprit rock, minimalisme...). Moins de hype toutefois, donc moins de monde, mais un concert d'une rare intensité et littéralement habité par l'esprit du rock, version tragique (Gene Vincent, le noir et le blanc, le Bien et le Mal, la Vie et la Mort... Pas moins !). Alison alias VV n'est pas seulement une chanteuse remarquable, mais elle joue aussi merveilleusement un genre d'épilepsie scénique incarnant leur musique spasmodique ! Tandis que Motel installe des riffs pénétrants et puissants avec sa mitrailleuse électrique au son bien crade. Totale complicité entre eux deux. Depuis le temps que certains voudraient voir le rock'n'roll mort et qu'on le retrouve toujours ici ou là, haletant, donc encore vivant... www.thekills.tv/temp/
0505-THE FALL (suite) L'esprit du rock de passage aux Nuits Sonores ? Et d'abord merci aux Nuits Sonores de nous avoir permis contre toute attente de voir ce groupe qui nous est cher. Tout aussi inattendu, ce triomphe (on peut dire) de The Fall en 2005 dans un festival dédié aux musiques électroniques !! Avec un rock bien répétitif, simple et obsédant au possible. D'une efficacité redoutable. Le même truc fait par n'importe qui d'autre serait sans doute minable. Mais là, c'était proche du génie... Alors où se loge la très subtile différence ? Et pourtant l'âge marque à présent nettement Mark E Smith, mais lui assume, et il a même tendance à en rajouter façon humour masqué, comme dans ce numéro impayable qu'il nous fait avec les micros dont les fils emmêlés s'entassent de manière absurde au milieu de la scène ! Mais revenons à l'esprit des choses : on va vous faire une confidence : on a longtemps aimé the Fall, depuis les années 70, sans bien savoir pourquoi (!) et sans même se douter que Mark E Smith était - comme nous - un admirateur éperdu de ces perdants magnifiques que sont Louis Ferdinand Céline (l'écrivain) et Gene Vincent (le rocker archétype). (Sachez que si Mark E est entré en scène à Lyon avec un seul gant noir, c'était un clin d'oeil à la mémoire du Screamin' kid Gene Vincent !). Il doit donc y avoir quelque subtil "esprit" qui émane quelque part et qui peut relier des êtres, et qui dépasse même la notion de rock'n'roll. A moins qu'on considère que Céline soit un rocker... Mais nous on craint assez les extensions de sens de ce bon vieux terme de R'n'R (que n'entend on pas dire, et pas que dans les émissions d'Arthur...) Plus galvaudé normalement tu meurs, mais lui toujours pas...
0504- DAMO SUZUKI : Egalement au programme de ces Nuits Sonores 2005, Damo Suzuki, qui fut le chanteur de CAN de 1971 à 73, donc avant qu'on ait l'occasion de les voir à Lyon nous semble-t-il (personnellement, on a vu Can à 4 sur scène par ici en 74, 75 et 76). Revenu à la musique, Damo se produit désormais de par le monde au gré de ses pérégrinations avec des musiciens qu'il rencontre pour la 1ère fois, c'est le principe de son "network"... Visitez son site singulier et sympathique pour mieux appréhender sa démarche.. http://www.damosuzuki.de Et aussi celui de CAN : www.spoonrecords.com/
0503- THE FALL : Drôle de surprise de retrouver ce groupe qu'on croyait jadis être le seul à apprécier (en France tout de même..) au programme des Nuits Sonores 2005 ! (qui piochent pas mal dans les 80s cette année). Ainsi, Mark E.Smith, qu'on avait un peu perdu de vue il faut avouer, continue de vitupérer sur scène - vieux râleur à présent ! - de "sa haine tenace et quasi célinienne"!! Pas de raison qu'on continue pas à aimer... et tant pis pour ceux qui se demanderont pourquoi. Un coffret de 6 CD de "Complete Peel sessions" doit sortir fin Avril... www.visi.com/fall/ PS: Dans nos archives, on ne retrouve trace d'un concert de The Fall à Lyon qu'en 83 à l'école Centrale. Merci de nous éclairer de vos lumières si vous en savez plus !
0503- FISHBONE : Longtemps qu'on n'avait pas vu un concert aussi incendiaire : les 8 armoires black (rien que des costauds !) de Fishbone ont mis le feu au KAO en ce 2 Mars 2005 !! Notez que les 2 seuls membres originaux sont le chanteur-saxophoniste Angelo Moore et le bassiste Norwood Fisher. ter.a.terre.free.fr/site/fishbone.htm / www.fishbone.net/
0501- JIM CAPALDI : Grande tristesse d'apprendre le décès de Jim Capaldi, qui fut d'abord pour nous le batteur d'un groupe britannique extraordinaire, TRAFFIC (1967 à 1974), qui naviguait quelque part entre rock psychédélique, blues et jazz. Souvent parolier sur les musiques de Steve Winwood, Capaldi a donc cosigné des titres aussi magiques que "Dear Mr Fantasy", "Pearly Queen" ou "The low spark of high heeled boys". Rappelons que le flûtiste/saxophoniste Chris Wood disparaissait dès 1983. Il ne nous reste qu'à nous replonger dans ces fabuleux albums d'une musique qui semble intemporelle. Traffic a été admis dans le fameux "Rock'n'roll Hall of fame" seulement en 2004, comme quoi les oreilles du monde sont parfois bien longues à se déboucher... Hommages : www.billboard.com/... / www.timesonline.co.uk/...
0501- MIDEM 2005 : Pour la 1ère fois, la Région Rhône-Alpes avait son stand au Midem (la Bretagne et PACA étant les seules autres régions représentées). Après le cinéma et le livre, il s'agit cette fois de défendre le disque à l'échelon régional. C'était une urgence ! Un système d'aide a été voté, et 100.000 euros ont déjà été attribués aux 11 premiers projets retenus. Des producteurs de la filière phonographique rhônalpine participants de cette première vague (une compil de 13 titres gratuite a été réalisée) étaient donc présents sur ce 1er stand R-A au Midem, comme Jean Gamet de Hacienda productions, Marie-Caroline Phelut de La Chaudière Productions, Eric Loton de New Service, Cyrille Bonin de Kubik, etc
0412- PJ HARVEY : Dans l'ambiance actuelle "rétrospectives de fin d'année", on était en train de se dire que le meilleur concert de 2004 avait forcément été pour nous celui de Polly Jean (à Fourvière le 1-7-04) quand on a appris la foudroyante nouvelle : PJ aurait déclaré lors de son concert du 17-12 (organisé vers Paris pour un concours de la RATP !) que "ceci était le dernier show qu'elle ferait jamais" (à la suite des Libertines qui venaient de dire la même chose, mais dans leur cas on comprend mieux). Déclaration pour le moins stupéfiante reprise par le New Musical Express lui-même (souvent avide de sensationnel il est vrai..) Nous, on préfère se dire que ça peut pas être vrai !! En attendant, voici un conseil du Docteur Dixon si vous avez du mal à supporter les fêtes de Noël : vous mettez "Who the fuck ?" (du dernier album de PJ) à donf et vous vous agitez (dansez ?) comme elle dans le clip. Ca devrait aller mieux après, sinon renouveler autant de fois que nécessaire. Le très sérieux site officiel n'a pas encore parlé de l'affaire du dernier concert, mais vous pouvez y voir la vidéo défoulante ! (bas de la page d'accueil) www.pjharvey.net/
0408- Été rock à Fourvière et Vienne : (page spéciale) avec CHUCK BERRY, IKE TURNER, FRANZ FERDINAND, PJ HARVEY, BASHUNG, STRAY CATS, PINK...
>>>> Quelques parutions de disques rhônalpins ou autres :
> Moko - le voyage immobile. Un voyage embarqué sur le piano de Jérôme Margotton. Qui, après la pop puis le jazz, est assez largement (re)venu à des musiques proche de celle qu'on dit "classique". Ce qui n'empêche pas qu'on croise souvent des mélodies plutôt séduisantes qui pourraient bien s'accrocher à vous au passage ! Laissez-vous donc (em)porter, avec ici une chanteuse, et là des voix d'enfants et une belle montée en puissance orchestrale. Ailleurs un sax pour un titre plus funky, ou bien un accordéon dans un autre qui rappelle Yann Tiersen. En résumé, un piano qui vous fait visiter de bien belles contrées... www.moko.fr/
> Fred Oscar - douce folie. Un nouvel album disponible uniquement en téléchargement (gratuit) ou par correspondance (CD avec le vrai son, précise-t'il). Chansons intimistes et souvent assez particulières (sa folie douce !?) du noctambulesque Fred Oscar, sur des ambiances surtout acoustiques mais qui virent parfois électro. "A la française" et avec une influence Higelin souvent sensible. www.fredoscar.com
> Zen Zila - mais où on va comme ça ? Les arabesques du folk-blues métissé de Zen Zila ont su se faire une place entre nos oreilles ! Encore de belles chansons sur ce 3e album. Et sur scène, leur groove est irrésitible ! Confirmation le 15-3-06 à la salle Molière (en acoustik), le 16-3 au Kao (en electrik) et le 18-3 à St E (Hall C). Entre autres... Voir : zenzila.artistes.universalmusic.fr/
> Mary & Co - Scène 2 : un peu d'insouciance. Deuxième album pour Mary et ses garçons, avec moitié de reprises, souvent surprenantes : du Linkin' Park, du Offspring, ou le Tainted Love 'de Soft Cell' qui se retrouvent traités à l'herbe bleue et recouverts de banjo !! Et des créations, en anglais ou en français, romantiques et vaguement étranges, façon Christian Labonne. Tout ça est clair (comme Mary et sa voix) calme et reposant (presque trop ?). Mention spéciale au dernier titre avec le jazz band ! www.maryandco.fr.fm/ / Pour se procurer l'album : www.landofplenty.fr.fm / Le site d'un fan écossais : www.freewebs.com/maryandco/
> Avez-vous essayé le "haping"?, ce procédé lancé par le label Néophoniques permet de télécharger un album entier (et ses bonus) pour 5 euros ttc. Ceci grâce à une carte à gratter qui vous aura été distribuée ici ou là (au Bistroy par exemple). Le choix des nouveaux artistes est en train de s'étoffer et ce système à moindres frais leur assurerait une meilleure rétribution que le CD à 18 euros.. Une alternative à soutenir ! www.neophoniques.com/ / www.bistroy.com/
> Dope Beats - Vol.1 Jusqu'ici tout va bien, c'est le nom d'une compil' initiée par le Peuple de l'Herbe et son label Supadope et consacrée à la nouvelle scène lyonnaise elektro. Plein de choses à découvrir dans ces 17 titres. On a un faible pour le tout 1er, l'addictive "Plongée" de Yokohama Zen Rocks : un trio à suivre ! Noter que ce disque est d'abord distribué uniquement sur la tournée "Cube" www.lepeupledelherbe.net/...
> Le nouveau Zip Code 2025 s'appelle "le nouveau disque" et il est bourré d'humour, et de banjo bluegrass bien sûr... Pour se le procurer : www.landofplenty.fr.fm/
> Le disque par étapes (façon cadavre exquis) du projet Ricochets est finalement terminé et même en bonne place dans les supermarchés. Mais qui a tué Lorie Hamilton ? www.ricochetslyon.com
> NON AU VERROUILLAGE DES OEUVRES AU PROFIT DES MARCHANDS : Renseignez-vous et défendez les libertés qui nous restent en signant la pétition demandant le retrait de l'ordre du jour parlementaire du projet de loi DADVSI ! > Des infos utiles aussi sur le site de la Ligue ODÉBI. - Verrouillage des oeuvres artistiques ou littéraires "au nom de leur créateur" bien sûr, mais surtout au profit des super-vendeurs multinationaux. Tout cela procède du même envahissement de nos vies (de La Vie) par des logiques économiques toute-puissantes qui étranglent de plus en plus l'Humanité dans le cadre du "mondialisme" (seulement économique !) réputé inéluctable. Les brevetages du vivant, des semences, la mainmise des méga-labos pharmaceutiques mondiaux sur le médecine, etc, participent du même dérèglement et sont des menaces encore plus inacceptables. Luttons contre toutes ces aliénations de l'homme par un homo economicus devenu fou et envahissant ! (Ouch, c'était notre minute philosophico-rebelle. A méditer quand même !)
> Revenons à nos oreilles : on est comme vous : on aime bien le rock fort. Pourtant, sans vouloir jouer les rabat-joie ou les moralistes, il faut souligner les dangers des volumes sonores trop élevés. Avec quelque 1200 concerts au compteur, dont pas mal à volume abusif forcément, on est de ceux dont les oreilles semblent bien parties pour siffler à vie (et ça ne vient pas que des commérages de nos voisins !!). Quoi que tout ne soit sans doute pas aussi simple que certains spécialistes veulent bien l'affirmer (nous ne sommes pas non plus égaux devant les décibels, et le "terrain" de chacun joue évidemment beaucoup)... En tout cas, quelques infos sur ce sujet : audition-prevention.org/ ou www.oamao.com/Dossiers/Oreilles/oreilles.htm
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